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| Internat provisoire à lInfirmerie
spéciale près de la préfecture de police
dans le service du docteur De Clérambault
durant lété 1929 . |
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| Assistant-bénévole dans le service
du docteur André Thomas à lHôpital
St-Joseph durant 1928, 1929 et 1930 (troisième de la
première rangée). |
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Résumé
Au
début du siècle, plusieurs
médecins québécois ont étudié en
France à leurs frais ou grâce à des bourses
du gouvernement à partir de 1920. LInstitut Franco-Canadien
fondé vers 1926 observe aussi le nouvel attrait de centres
américains. Émile Legrand, Jean Saucier et Roma
Amyot, neuropsychiatres de retour de France se sont joints au
personnel de lInstitut neurologique de Montréal
fondé par
Penfield en 1934. Il leur apportait la forte technologie américaine.
Antonio Barbeau étudia en France et aux États-Unis.
Il fait état, en 1944, des avantages et des inconvénients
de linfluence anglo-saxonne et américaine sur lavenir
de la médecine canadienne-française dinspiration
française. À ce propos, Penfield écrit à Roma
Amyot le 26 décembre 1946 : «
I have always
had the feeling that the English and the American cultures have
a great need of something that the French on this continent can
give them. The problem is always to retain enough independence
to allow complete and proper evolution and yet to have an exchange
of thoughts and ideas and friendship which will be mutually beneficial».
La naissance de la communauté européenne et le nouveau Montréal
multiculturel pourraient réactiver le magnétisme qua
exercé lEurope
via la France sur les médecins montréalais.
- En 1884, lorsque William Osler accepte
la chaire de clinique médicale à lUniversité de
Pennsylvanie, il avait 35 ans et venait denseigner 10
ans à lUniversité McGill de Montréal.
- En 1897, la 67e réunion annuelle
du British Medical Association sest tenue à Montréal.
Cétait la première fois que cette réunion
avait lieu hors du Royaume-Uni. Osler y affirme que de 1820 à 1860,
les étudiants américains nallaient plus à Édimbourg
et à Londres mais à Paris
Quau Canada
linfluence parisienne passait par Édimbourg véhiculée
par des interprètes anglo-saxons.
- En 1904, A.A Foucher, à lAssociation
des médecins de langue française du Canada, réalise
que «Depuis 30 ans, la France a renoué contact
avec nous»
Neurology in Paris, Albany Medical Annals, p.1-7, 1904
«There
is perhaps no branch of medicine which has undergone more transformation
and made greater progress in Paris, within the last few years, than nervous
pathology
» affirmait le docteur La Salle Archambault
concernant les recherches scientifiques des laboratoires «of Drs Brissaud,
Marie, Déjerine, Babinski and others
» «
is
easy to appreciate that clinic and pathology go hand in hand most harmoniously,
and that the outcome is a steadily and rapidly increasing progress in neurology».
- Dans un discours sur «Lavenir
de la médecine», prononcé à lAssociation
des médecins de langue française à Québec,
en juillet 1908, le docteur Albert Laurendeau dit que «Ce
qui fait que dans Québec et à Montréal
surtout, les sociétés médicales prospèrent,
cest que dans ces villes, la nouvelle génération
compte un bon nombre dunités qui sont allées à létranger
et y ont réformé leur mentalité
de
Paris, de Berlin, de Londres, etc
rapportant lenthousiasme
de la science»
- Au Québec, le docteur Albert Jutras
affirme, dans le journal de lHôtel-Dieu de Montréal,
quattiré par les illustres maîtres de France,
un premier groupe de nos jeunes médecins se transporte à Paris
entre 1890 et 1900
Après larmistice de 1919,
le gouvernement du Québec octroie des bourses détude
pour LEurope ou on y va à ses frais. Il estime
quenviron 400 ont habité la France entre les deux
guerres pour sy perfectionner (Jutras, 1934).
- Le journal Le Figaro en 1920 publie la
résolution des provinces du Dominion du Canada de fonder à Paris
une maison pour les étudiants canadiens. La province
de Québec assurait trois bourses annuelles aux étudiants
qui se rendaient à Paris.
- Avec laide financière de
la France et de la province de Québec, lInstitut
scientifique franco-canadien, une uvre de propagande
française en Amérique, avait été fondé en
1928 par monsieur L.J. Dalbis de Montpellier
(professeur de biologie à St-Stanislas de Paris et à lUniversité de
Montréal).
- De 1928 à 1940, environ 25 médecins
de France donnent des cours à Montréal et à Québec
(Pierre Masson, Bulletin des études françaises)
- Jean Saucier, docteur en médecine
de lUniversité de Montréal en 1922 et de
lUniversité de Paris en 1927, avait été résident
en neuropsychiatrie à lHôpital psychiatrique
détat à Worcester, U.S.A.. Il séjourna
trois années à Paris. Ses maîtres :
Souques, Guillain et Alajouanine à La Salpêtrière,
Babinski à La Pitié, Thomas à St-Joseph.
Il fréquenta aussi le Laboratoire Déjerine à lÉcole
pratique de médecine.
- Roma Amyot, docteur en médecine
de lUniversité de Montréal en 1924 et de
lUniversité de Paris en 1930, fit des études
complémentaires en neurologie et psychiatrie à Paris. À son
retour, il déclare, lors dune entrevue à «La
Presse» le 18 juillet 1930, que «
la médecine
française actuellement serait certainement la première
dans le monde si le côté laboratoire des études
médicales était aussi avancé que le côté clinique
».
Il faisait aussi allusion à la montée technologique
aux États-Unis et en Allemagne.
- Après son doctorat, Antonio Barbeau,
docteur en médecine de lUniversité de Montréal
en 1924, avait étudié en Europe et aux U.S.A.
sous la direction de maîtres célèbres :
Eudon, Euzière, Derrien de lUniversité de
Montpellier,
Forbes et Cobb de lUniversité Harvard.
- Le docteur Edward Archibald, chef
de chirurgie générale à lUniversité McGill,
avait invité le docteur Wilder Penfield à se
joindre au personnel de lHôpital Royal-Victoria
en 1928. LInstitut neurologique de Montréal de
lUniversité McGill fut fondé par Wilder Penfield
dès 1934.
- Avant que le traitement neurochirurgical
se développe à lHôpital Notre-Dame
de lUniversité de Montréal, les neuropsychiatres
canadiens-français envoyaient le matériel chirurgical à Wilder Penfield à lInstitut
neurologique de Montréal de lUniversité McGill.
- Wilder Penfield et Willam Cone
assistaient aux réunions scientifiques en rotation dans
les hôpitaux canadiens-français, celles de la
Société de médecine de Montréal
et éventuellement celles de la Société neurologique
de Montréal, fondée par Wilder Penfield.
Herbert Jasper y participa après son arrivée à Montréal
en 1939, lannée où il inaugura lEEG à Montréal.
- Dans un article faisant allusion aux
trois cultures (anglo-saxonne, française et américaine)
qui se rencontrent à Montréal : «La
croisé des chemins» au journal de lHôtel-Dieu
de Montréal en 1944, Antonio Barbeau désirait
que la médecine canadienne-française demeure
attachée au génie français
«sans
fermer ses fenêtres à lextérieur
en affichant un nationalisme outré». En 1947,
Antonio Barbeau confirmait au journaliste Jean-Marie Morin
(Revue Notre Temps, hebdomadaire social et culturel) que du
point de vue médical et scientifique, nous avions bénéficié de
nos contacts états-uniens et anglophones depuis 25 ans. «
nous
avons pu faire à nos aînés le reproche
davoir été trop exclusivement français
Il
est maintenant à craindre que nos jeunes ne le soient
pas assez
».
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